Stockage locale ou en ligne ? Grosse bête coûteuse de geek à la maison ou fonctions minimums de stockage sur le net ? BREF, NAS ou Cloud Storage ?

C’est le dilemme que beaucoup d’entre nous ont déjà eu, et vu le nombre d’articles que je vous ai écrit et le nombre de PC sauvés grâce aux tuto que je vous ai pondu, j’ai le droit à un coup de main de votre part.

Mon petit Dlink DNS-325 m’a été bien utile depuis 2 ans, mais je n’en peux plus de cette interface des années 2000, de son manque de fonctionnalité avancées, et des soucis de disques durs. C’est fini ! Depuis 3 mois je ne dors plus, et je n’ai plus que ce dilemme en tête : NAS ou Cloud Storage ?

Alors voilà ma base de brainstorming en standalone (bon ok, j’aurais bien mérité un troll sur ce coup) :

Prix

Le NAS coûte cher lors du premier investissement, et n’est pas forcément rentable sur la durée (remplacement des disques durs, matériel qui peut tomber en panne, …). De l’autre côté, un Cloud nécessite une dépense régulière mais pas excessive tous les mois. C’est un peu comme l’achat et la location d’un appartement pour le coup, sauf que la maison va vous rendre dingue avec l’entretien.

Pour un NAS comme le DS414 (Synology), il faut compter 400€ pour le boitier, 120€ par disque dur de 3To (diviser par deux pour le raid), et le prix de l’électricité (entre 30 et 40W, sachant que 1W 24h/24 7j/7 équivaut à 1€ par an). Ça laisse à réfléchir.

Le Cloud Storage l’emporte.

Fonctionnalités

Alors là il n’y a pas photo… Sur un NAS de milieu de gamme (200-400€), on trouve en général pas mal d’extensions et de fonctionnalités : hébergement de site, sauvegarde planifiées, logiciel de partage et présentation des vidéos et photos de vacances, utilisation de VPN, de GIT, de station de téléchargements, et même des protocoles pour gérer des caméras IP (voir des volets roulants dans quelques temps j’imagine). Une merveille si le processeur suit derrière.

Côté Cloud Storage, on a en généralement le droit à de la synchronisation de données entre appareils (pas toujours bien faite d’ailleurs), de la visualisation de fichier s’ils ne sont pas trop volumineux, et parfois un partage natif.

Ici, le NAS l’emporte de très loin (et encore, je n’ai pas parlé du streaming de vidéo des NAS sur un réseau local. C’est tellement bon).

Accessibilité des données et partage

Comme je le disais, les deux « technologies » permettent d’afficher vidéos et photos. L’affichage est en général toujours bien géré dans les interfaces de Cloud Storage, ce qui n’est pas forcément le cas pour les NAS (en tout cas, ceux d’entrée de gamme). Ajouter à cela le fait que le NAS doit générer des miniatures, ce qui peut parfois ralentir l’affichage au point d’en perdre son sang froid, et ça nous fait un petit point pour le Cloud, qu’on peut gommer si le NAS est suffisamment puissant.

Question partage, les données dans un Cloud sont faciles d’accès et la gestion des utilisateurs est en général très simple. Le hic, c’est qu’il faut que la personne a qui vous partagez les fichiers s’inscrivent sur le site pour voir les images (en général, encore une fois). Sur un NAS, le partage avec les personnes proches est très simple. One Point !

Dans les deux cas, la bande passante dépend de ce que vous aurez choisi (service de cloud, vitesse du réseau local, connexion internet). Chez moi, avec la fibre, l’upload / download est plus rapide qu’une copie via usb alors… Dans la plupart des cas, les échanges de données avec un NAS seront nettement plus rapide qu’avec un service de Cloud (ADSL et autre).

Ex aequo !

Stockage

Sur un NAS, le fait d’avoir 3 To sécurisé contre les pannes de disque est courant, et coutera le prix du NAS (150-400€) et de 2 disques à 120€. Il faudra toutefois anticiper les pannes éventuelles.

Pour les cloud, ce sera entre 10 et 50€ par mois pour 1 To de données. On ne pourra pas y mettre sans risque de films et séries téléchargées sur le net si ce n’a pas été fait légalement. (Je ne juge pas, mais faites attention quand même !)

Un point partout, balle au centre.

Sécurité des données

Facile : un NAS peut tomber en panne et devra être remplacé à votre charge (un disque à une durée de vie moyenne de 3 ans pour info). Dans le cloud, vous détruisez la planète en utilisant une partie d’un datacenter, mais vous n’aurez pas à gérer les disques qui flanchent.

Plus difficile : Dans le cloud, les données envoyées sont stockées sur le net et peuvent être piratées. Le droit d’utilisation de ces fichiers est soumis au CGU du service utilisé. Sur un NAS, tout reste en local, et peut être mis à disposition sur le web, à vos risques et périls.

Du coup, je ne sais pas trop quoi en pensez. Un point en moins partout ?

Pénibilité du travail

Un NAS mal conçu vous énervera en moyenne une fois par mois, que ce soit pour l’administration ou la sauvegarde des données en cas de pépin. Pour le Cloud, un noob saurait s’en servir sans problème (en même temps, il n’y a pas de fonctionnalités à configurer alors). Un point pour le nuage.

Au final

On a un bel ex aequo… Mon côté geek me pousse vers le NAS, mais mon portefeuille crie « Cloud mon vieux ». Pour ma part, j’hésite entre un Synology DS414 (400€) et un Hubic 10To (10€/mois). Vous en pensez quoi ?

Allez, lâche ton comm’, aide moi un peu quoi. Si tu ne le fais pas pour moi, fais le pour le pauvre internaute qui pensait trouver une réponse ici et qui n’a pas de retour d’expérience parce que tu n’as pas commenté. ;-)

J’oubliais, j’ai un comparatif des solutions de CloudStorage ici si tu as déjà fait ton choix.

Tu peux aussi m’aider à acheter un Synology, et tu auras un bisou gratuit. (Je t’aime)

Olimometer 2.52






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By TechRevolutions| 5 Comments | A la une, Outil
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